Le groupe des NPI souffle ses 10 bougies

Aujourd’hui, faire écrire le livre de ses mémoires est devenu aussi courant que d’acheter une baguette de pain, et ce concept s’est développé dans le monde entier. Mais… savez-vous que tout a démarré en Bretagne, au cœur du petit village de Port-Blanc, dans le pays de Vannes ?
Les NPI (nègres pour inconnus©) sont les pionniers de ce grand mouvement.

L’aventure commence à l’automne 1996, lorsque l’écrivain Guillaume Moingeon, originaire de Port-Blanc en Baden, écrit la vie de ses grands-parents maternels. Constatant l’engouement de toute sa famille autour du manuscrit, Guillaume Moingeon se promène sur les marchés locaux en distribuant une affichette qui propose : “ Racontez votre vie, je vous l’écris ”.
Rapidement, les premiers clients frappent à la porte de son bureau. L’écrivain biographe détermine alors un statut social avec l’URSSAF, cale ses tarifs horaires sur le prix moyen facturé par un artisan, invente une méthodologie, puis un intitulé volontairement provocateur, pour susciter la curiosité : “ Nègre pour inconnus ©”. C’est sa marque commerciale… et sa propriété intellectuelle.

Très vite, la presse bretonne s’intéresse à cette étrange activité. L’inventeur est récompensé, au niveau régional, par le “ Cristal de l’innovation ”. Puis par la Fondation Vivendi, à l’automne 1999.

 
 

Cette fois, c’est la presse nationale qui s’en fait l’écho et présente son nouveau métier. Outre une page entière dans “ Le Monde ”, dans “ Le Figaro ”, dans “ Libération ”, deux dans “ L’express ” et “ Le Nouvel Observateur ”… des interview en radio-télévision, des passages dans les journaux télévisés de 13h et 20h, etc., Guillaume Moingeon est médiatisé plus largement, l’AFP ayant aussi traduit sa dépêche en anglais avant de la diffuser.
Les mois suivants, quasiment du monde entier, les courriers affluent. Partout, l’écrivain aide des biographes à s’installer : en France, en Espagne, en Italie, en Grèce, au Québec, au Mexique… Telle une traînée de poudre, le concept de la biographie familiale se répand !

Mais à partir de l’an 2000, des malfaisants, attirés par l’argent facile, se disent que l’on peut aisément abuser des personnes âgées, leur extorquer de fortes sommes en écrivant quelques pages médiocres. Alors, Guillaume Moingeon crée un réseau amical appliquant sa déontologie, pratiquant des tarifs raisonnables et fédéré par le label NPI (Nègres pour inconnus©), afin de renvoyer les clients potentiels résidant loin de la Bretagne vers des confrères de leur région sérieux et honnêtes.
Le groupe fait ses preuves puis, d’année en année, se développe.